Fausses allégations ou théorie déviante du SAP

Constat: De nombreuses associations de défense des pères divorcés soutiennent qu'en cas de séparation, et pour obtenir la garde de leur(s) enfant(s), les mères choisissent d'accuser leur ex-conjoint d'inceste.
Selon ces mêmes associations, les juges seraient " submergés " de dossiers contenant des fausses accusations d'agressions sexuelles, "arme absolue pour éliminer le père" selon elles.

L'objectif de ceux qui promeuvent cette théorie est de démontrer que l'enfant serait manipulé ou influencé par sa mère, son entourage. Même dans les cas ou des témoignages d'enfants, des certificats médicaux décrivant des lésions physiques, ne laissent aucun doute sur la réalité des faits.

Des associations de défense des droits des pères séparés tiennent une "commission fausses allégations" où peuvent se rendre les pères accusés et où on leur montre de quelle manière déjouer un certificat médical, ne s'assurant pas de l'innocence des pères auxquels elle vient en aide et que des médecins ont été attaqués devant le conseil de l'ordre et suspendus alors qu'ils avaient constaté des traces d'agressions sur des enfants. Ainsi l'exemple de Catherine Bonnet psychiatre d'enfants et psychanalyste, décorée Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur en 2001, auteure de " L'enfance muselée ", qui a du s'exilée en Angleterre après avoir été condamné par l'Ordre pour avoir dénoncée des abus sexuels sur enfants.(1)

(1)"L'enfance muselée" aux éditions Thomas Mols préface de Jean-Yves HAYEZ

Extrait du livre de Catherine Bonnet

Si la possibilité que des pères ont été faussement accusés ne doit pourtant pas être exclue, elle ne doit pas conduire à l'opinion que les fausses allégations représentent la majorité des cas. En France, selon l'enquête demandé par le ministère de la justice, il y aurait " trois à sept fausses allégations pour....1000 dossiers" !

Les enfants ne mentent pas

Depuis sept ans, Dominique Fremy, pédopsychiatre et thérapeute familiale à l'hôpital de Novillars (Doubs), fait de "l'assistance judiciaire" à Besançon: elle épaule les policiers dans le cadre des enquêtes préliminaires.

lls me demandent de les aider pour les cas les plus difficiles: les enfants atteints de troubles psychiatriques et les tout-petits, âgés de deux à cinq ans. Je les aide à poser les bonnes questions et à lever tout ce qui fait barrage à la parole de l'enfant." Mais une agression sexuelle sur un tout-petit est-elle possible? A cet âge, le viol est rarement une pénétration génitale: les attouchements, les fellations, les cunnilingus et les pénétrations anales par le doigt ne laissent que des petites rougeurs banales. Ces traumatismes ne créent pas d'hématomes, ce qui rend le diagnostic d'autant plus délicat. "Or les gendarmes doivent recueillir des faits très précis: comment a-t-il été pénétré, par les doigts ou le sexe? Y a-t-il eu fellation ou non? L'enfant ne comprend pas leurs questions directes, du genre: "Le monsieur a-t-il eu une relation sexuelle avec toi?"

II faut d'abord évaluer son niveau de vocabulaire et ses capacités temporo-spatiales. Il lui est difficile d'établir combien de fois il à été agresse et à quel moment." Depuis 1998, la loi Guigou exige qu'il y ait un enregistrement vidéo de l'audition. " Un enfant ne ment pas quand il évoque ce qu'il a ressenti, comme les odeurs ou la douleur. Quand, sur les images, on voit qu' il se touche la bouche, qu'il mime une fellation avec un biberon de poupée, on lui pose la question: Tu as un drôle de geste, tu as eu mal a la bouche?" C'est le déclic. II raconte avec ses mots a lui: "II a fait pipi dans ma bouche"; "Ça pue, j'ai envie de vomir."` (3)

(1)Article Quotidien du médecin du 19 février 2007 Catherine Bonnet condamnée par le Conseil de l'Ordre sur plainte des parents visés - Auteur de L'enfance muselée -
(2)Enquête réalisée a la demande de la Direction des affaires Criminelles et des grâces dans les tribunaux de Nanterre, d'Evreux et de paris.)
(3) Article Marie Claire, septembre 2000 - par France Berlioz et Catherine Durand

Généraliser cette suspicion de fausses allégations conduit à nier la parole de l'enfant.

Il faut d'autre part savoir que si la plupart des plaintes formulées par des mineurs aboutissent à un non-lieu ou à un classement sans suite, cela ne signifie pas que l'agresseur désigné était innocent. Cela signifie seulement que, dans un domaine aussi difficile, on n'a pu rassembler suffisamment de preuves pour renvoyer l'accusé devant un tribunal correctionnel ou une cour d'assises. Cela ne signifie pas que les faits n'ont pas eu lieu. Or à l'heure actuelle, une ordonnance de non-lieu ou un classement sans suite entraînent des conséquences catastrophiques pour l'enfant qui s'est plaint.

Le Syndrome d'aliénation parentale, la théorie d'un pro-pédophile

Richard Gardner, créateur de ce concept, dans le texte:

  • "La société occidentale est excessivement moralisatrice à l'égard des pédophiles. A mes yeux, les punitions draconiennes infligées aux pédophiles vont bien au-delà de la gravité des faits qu'on leur reproche".

Gardner, R.A. (1991), Sex Abuse Hysteria: Salem Witch Trials Revisited, Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, 118.

  • "L'enfant victime d'agressions sexuelles est généralement tenu pour une victime alors que l'enfant peut parfaitement initier des rencontres sexuelles en 'séduisant' l'adulte".

Gardner, R. A. (1992), "True and false accusations of child sex abuse", Cresskill, NJ: Creative Therapeutics, pp.24-5.

Les propos du créateur du Syndrome d'Aliénation Parentale (SAP) sont révoltants..


Richard Gardner psychiatre américain, exerçait dans le secteur privé. Il a crée ce concept fondé sur sa seule pratique et ses seules convictions et qui ne repose sur aucune étude empirique. Non référencé dans le DSM (manuel diagnostic de psychiatrie aux Etats-Unis) il est aujourd'hui systématiquement rejeté par la communauté scientifique, médicale et psychiatrique aux Etats-Unis.

Entre 1985 et 2003, Gardner a publié une bonne dizaine de livres, tous à compte d'auteur dans sa propre maison d'édition. Aucun d'entre eux n'a jamais été soumis à la moindre évaluation du moindre spécialiste en psychiatrie. Il s'est violemment suicidé en 2003, le journal "The Independant" par la voix d'Andrew Gumbel fera état de la triste carrière du principal "témoin expert" utilisé par les violeurs d'enfant pour discréditer leurs victimes et leurs mères. Andrew Gumbel décrit Gardner comme un "authentique monstre américain" dont la recommandation-type à une femme qui apprendrait que son enfant est agressé par son père était de recommander qu'elle menace l'enfant dans ces termes : "Don't you say that about your father. If you do, I'll beat you." !

Malgré ces propos révoltants qui banalisent et encouragent les pratiques pédophiles, les idées de Richard Gardner sont reprises en France et son concept devient un outil devant les tribunaux pour un parent toxique qui l'utilise pour discréditer la parent protecteur.

Florilège dans l'œuvre de Gardner concepteur du

Pour Gardner (1992, pp. 670-671), les activités sexuelles entre adultes et enfants font partie du répertoire naturel de l'activité sexuelle humaine. Il croit même que la pédophilie peut améliorer la survie de l'espèce humaine en servant des " buts procréateurs " (1992, pp. 24-5) (2).

Selon Gardner (1992, p. 593), " la pédophilie a été considérée comme la norme par une vaste majorité de gens dans toute l'histoire du monde " et " c'est une pratique largement répandue et acceptée par, littéralement, des milliards de gens ".

Gardner (1986, p. 93) croit que les enfants ont spontanément des comportements sexuels et peuvent initier des rencontres sexuelles en " séduisant " l'adulte.

De plus, Gardner (1992, pp. 670-71) soutient qu'une agression sexuelle n'est pas nécessairement traumatisante ; ce qui détermine un éventuel traumatisme chez l'enfant, c'est l'attitude de la société envers ces rencontres sexuelles. En conséquence, Gardner (1992, p. 593-4) considère que notre société a une attitude excessivement punitive et moralisatrice envers ceux qui actualisent leurs pulsions pédophiles.

l'aliénation parentale, le dénigrement .

Un article du Newsweek ( Sarah CHILDRESS " Fighting Over the Kids" septembre 2006) laisse entre voir une nouvelle stratégie en matière de violences conjugales quant au défendeur : « L'aliénation parentale ou de contrôle de la part du parent abusé ». Il n'allègue pas l'absence de violence mais plutôt l'aliénation parentale de la part de la mère.

Une étude de JAY SILVERMAN de l'Université de Harvard confirme que 54% des dossiers de garde qui implique de la violence conjugale documentée ont vu la garde des enfants confiée à l'abuseur et que l'aliénation parentale était plaidée par ce dernier dans presque tous les dossiers.

Le problème a atteint une telle ampleur que le NATIONAL COUNCIL OF JUVENIL AND FAMILY COURT OF JUDGES des Etats unis a dénoncé cette utilisation de l'aliénation parentale comme de la " JUNK SCIENCE ".

Plusieurs États américains ont adopté des législations pour éliminer l'utilisation de ce type de défense dans les litiges de garde. »

Source : L'enfant D'abord !

Syndrome d'aliénation parentale ou Aliénation parentale

Un concept venu des Etats Unis qui met en "pathologie" tout refus d'un enfant de voir son autre parent. La voix de l'enfant ne sera pas entendue sereinement et professionnellement, elle se verra muselée par un parent pervers manipulateur qui aura réussi à séduire et convaincre son auditoire qu'il est victime d'un parent "aliénant".
SAP, (ou aliénation parentale),.. ce que l'on constate sur le terrain c'est que ce sont des outils anti parents protecteur, et que le parent PERVERS à tout séduire, a tout gagner. Les enfants en premier. Et ce, dans les cas de pédo criminalité, paroxysme de la maltraitance.

Des spécialistes (Janet R. Johnston, Ph.D. Joan B. Kelly PhD ) répondent à la demande du comité scientifique gérant le DSM (Diagnostic and Statistical Manual) - manuel diagnostique et statistique américain qui liste les désordres mentaux, la bible des professionnels utilisée internationale des cliniciens, chercheurs, psychiatres-.
Voici leur point de vue, qui argumente point par point leur refus d'officialiser ce concept en l'état actuel des connaissances scientifiques, très insuffisantes tant sur la définition elle-même, que sur les critères de diagnostic, les diagnostics différentiels, la pathénogénèse ou les « traitements ».

COURRIER_DSM_Johnston&Kelly

SAP ou comment museler les victimes d'inceste

Récits et témoignages d'experts sur le syndrome d'aliénation parentale, un "concept" venu des USA pour museler les victimes d'inceste et ceux qui tentent de les protéger.(Document AIVI 2O1O)

http://www.dailymotion.com/video/xf4y3o_comment-museler-les-victimes-d-ince_news

Nous dénonçons l'exploitation de la théorie du SAP et les conséquences sociales de l'aval donné par l'appareil judiciaire aux théories de Gardner.